Le programme de cette année est particulièrement riche et ouvert, aussi à des participations qui vont au-delà du classique, du tango au jazz et au corssover, toujours avec des interprètes d’exception.
Une avant-première (Anteprima) Debussy l’ouvre le 20 mai prochain, autour d’un texte récité par l’actrice Catherine Spaak, et sur une trame instrumentale confiée aux flûtistes Massimo Mercelli et Fulvio Florio, aux harpistes Emanuela Degli Esposti et Joséphine Salvi, et à l’alto d’Olga Arzilli, avec la participation de Maurizio Baglini et de la violoncelliste Silvia Chiesa, qui est depuis les origines artiste en résidence du festival.
Les « vrais » rendez-vous occupent trois longs week-end (du jeudi au dimanche), de juin, juillet, août. Et ils sont traditionnellement nommés le premier Bacchus (Baccus), le deuxième Euterpe, le troisième Dionysos (Dionisius), en hommage à un des agrémlents offerts aux spectateurs des concerts , la dégustation des vins (excellents) de la région.
Euterpe débute le jeudi 27 juillet avec une soirée Gerschwin durant laquelle trois des plus importants protagonistes de la scène jazz italienne et pas seulement, comme le pianiste Enrico Pieranunzi, le violoniste Gabriele Pieranunzi et le clarinettiste Gabriele Mirabasse enchanteront les auditeurs avec leurs interprétations raffinées de Gerschwin, à commencer par les moments les plus fameux de la Rhapsodie in blue. Le vendredi 28, le public est invité à un voyage en Tango argentin, de Piazzola et Cosentino, au titre Argentine, Roumanie et retour : ce sera le début en Italie d’un extraordinaire groupe de musiciens roumains qui se consacre depuis pas mal de temps à ce répertoire. Le dimanche 30, c’est au tour d’Alexander Lonquich, le célèbre pianiste allemand qui a élu l’Italie comme seconde patrie et qui a remporté le Premio Abbiati de la critique. Il sera pour cette soirée en famille « musicale », avec sa femme Cristina Barbuti, son fils clarinettiste Tommaso Lonquich, avec la flûtiste Irena Kavčič, dans un programme musical fait de raretés de Stravinski à Jolivet.
Dionisus ouvre le jeudi 24 août avec un hommage à Schumann, non seulement en musique, mais aussi en images et en mots, à travers un spectacle multimedia inédit avec les textes et la voix du poète Jean-Yves Clément comme récitant, et des films réalisés par Giuseppe Andrea L’Abbate. Maurizio Baglini, qui enregistre pour Decca l’intégrale des œuvres pour piano de Schumann, accompagnera le spectacle au piano.
Le vendredi 25 août, lce sera au tour des jeunes de l’ensemble des bois du Conservatoire de Milan, dirigés par Alessandro Bombonati et choisis parmi les meilleurs éléments pour participer au festival. Le samedi 26 revidnront deux artistes déjà acclamés au festival, la violoniste Anna Tifu et le chef Luciano Acocella : elle interprétera avec Silvia Chiesa le concerto n°2 pour violon et violoncelle de Brahms, et lui dirigera l’Orchestra Senzaspine (Orchestre sans épines – NdT) dans la cinquième de Beethoven. Le concert de conclusion du dimanche 27 celèbrera Vivaldi, avec l’Ensemble Zefiro, spécialiste de musique baroque.
Après quoi l’Amiata Piano Festival lance un double Concert de Noël, les 8 et 9 décembre, après le grand nombre de demandes de l’année dernière. Le premier soir le « Centre de musique romantique française » du Palazetto Bru Zane présente la compagnie la Clique des Lunaisiens dirigée par Arnaud Marzorati dans un spectacle « Le Ventre de Paris » sur des musiques légères de Thomas à Hervé, en passant par Serpette, Bruant, Spontini et d’autres. Le second soir avec le grand violoniste Shlomo Mintz qui jouera Arensky et Tchaïkovski en trio avec Silvia Chiesa et Maurizio Baglini.
Voilà une manifestation, qui donne une belle place à la musique française et qui excite la curiosité et la sympathie immédiates. Pour enrichir notre permanente envie d’Italie.